Pour notre dernière journée sur Kyoto, nous avions prévu d'aller visiter le musée de Kyomizu Sannenzaka à seulement quelques minutes à pied de notre guest house, dans une partie du quartier que nous n'avions pas encore visitée.
Mais en y allant nous avons découvert que la rue menant au musée eu au grand temple du quartier était bordée d'une multitude de petites boutiques de souvenirs et de pâtisseries traditionnelles...du coup nous avons passé 2h à nous y balader et à tout explorer.
C'était un dimanche et pourtant la rue était très animée, beaucoup de japonais étaient en balade, certains en famille, des collégiens ou lycéens en uniforme en groupe souriants et des groupes de touristes japonais venus visiter le temple, nous n'avons pas vu d'occidentaux.
Le fouillis électrique était une fois de plus bien présent, avec la pagode en fond, située dans l'enceinte du temple tout en haut de la rue.
Le début de la rue était assez tranquille, avec de belles entrées de demeures traditionnelles.
En quelques mètres le nombre de passants s'est élevé et en à peine 5 minutes nous étions dans une rue animée mais comme toujours agréable à parcourir sans être bousculés.
Nous avons pris le temps de flâner, il y avait de nombreuses boutiques proposant de l'artisanat très délicat, parfois fabriqué par les tenanciers de boutiques eux-même sous nos yeux, il y avait également des boutiques de souvenirs traditionnels plus classiques mais de bonne qualité et très raffinés.
Nous en avons profité pour acheter quelques cadeaux pour notre entourage, mais aussi de la pâtisserie traditionnelle à base de pâte de riz que j'aime beaucoup.
Il y avait plusieurs grandes pâtisseries et dans chacune du thé nous était offert et on pouvait goûter à toutes les spécialités, c'était vraiment agréable.
Par contre autant les goûts typiques japonais sont délicieux (pâte de haricot rouge, sésame, lotus) autant quand ils essaient de mettre des goûts plus occidentaux (chocolat, banane, fraise) ce n'est vraiment pas bon.
Nous sommes ensuite arrivés au sommet de la longue rue commerçante, on a fait les touristes devant l'entrée du temple le temps d'une petite photo mais l'heure avançant nous ne sommes pas allés plus loin, mais les temples n'étaient toujours pas notre priorité.
Après cette matinée de balade des plus agréable nous sommes repassés par notre auberge pour y déposer nos achats puis nous avons repris notre bus habituel pour nous rendre à la gare de Kyoto en direction d'Arashiyama à nouveau.
Cette partie des abords de Kyoto nous avait vraiment plu et je souhaitais y retourner pour faire des achats à la si belle boutique d'objets en tissus qui m'avait tant charmée.
En ce dimanche il y avait presque plus de monde dans la gare et autant de trains que les autres jours, on voyait de nombreux enfants en tenue de sport, de baseball le plus souvent.
Une fois arrivés sur place, les rues étaient nettement plus fréquentées que pour notre visite précédente, le dimanche est décidément un jour où les japonais profitent pour sortir, c'est agréable.
Nous avons décidé d'emprunter d'autres rues pour parfaire notre découverte du quartier, on a pu voir de jolis petits passages menant à des arrières cours.
L'heure de déjeuner était déjà là et nos estomacs n'oubliaient pas qu'ils étaient ici pour en profiter, alors nous avons décidé de tester enfin un petit restaurant d'okonomiyaki.
C'est une spécialité que nous apprécions beaucoup tous les deux, que nous avions l'habitude de manger dans un petit restaurant à Paris. Nous avons pu tester pour la première fois au Japon lors de notre repas sans fin dans le quartier de Gion 2 jours auparavant mais il nous manquait l'ambiance et surtout le fait qu'habituellement l'Okonomiyaki il faut la cuisiner soi-même au restaurant!
Du coup nous n'avons pas hésité une seconde devant ce petit restaurant, et nous avons été accueilli par un papi japonais qui avait l'air très âgé mais dynamique, adorable et souriant, qui appâtait le chaland dehors et s'occupait de nettoyer les tables à l'intérieur.
Le restaurant étant tenu par un couple et une fois installé on a pu voir sur des photos que le papi était vraisemblablement le père de l'un des deux, ce qui n'était pas surprenant du tout.
Le restaurant est tout petit comme souvent au Japon, juste 4-5 tables et un comptoir, mais tous munis de plaques de fonte chauffantes.
La petite cuisine était totalement visible, j'aime ce côté nature et simple de ce type de restaurant.
La carte principale était tout en japonais comme partout, avec ici aussi les prix en caractères japonais.
Et comme souvent, il y avait une carte en anglais avec des photos que nous a tendu le restaurateur.
On nous a une fois de plus servi de grands verres de thé fumé glacé, toujours aussi appréciable et ensuite, comprenant que nous n'avions encore préparé nous-mêmes d'okonomiyaki, le monsieur s'est proposé et les a préparé devant nos yeux émerveillés, ça le faisait sourire.
Nous en avons déjà vu préparer au resto en France et on a même essayé d'en cuisiner chez nous mais cela n'a rien à voir avec le sentiment d'être là-bas et de voir le cuisto local le préparer ^.~
Il a donc mis 4 galettes de préparation (pâte/chou/condiments) sur la plaque.
Il a couvert pour laisser cuire.
Une fois la cuisson avancée nous avons découvert de belles galettes dorées qu'il a tournées puis empilées pour faire 2 okonomiyaki.
Ensuite il les a badigeonnées de cette sauce si bonne.
Puis saupoudrées de bonite séchée, le fameux poisson en copeaux qui danse comme sur les takoyaki ;)
Il a ajouté la bonne dose de mayonnaise habituelle (les japonais adorent la mayonnaise) et nous a même écrit les kanji de la ville de Kyoto, sans le 'shi'.
Et au moment de commencer à déguster, il nous a proposé de nous prendre en photo forcément ;) Il était trop gentil et souriant, il essayait de discuter avec quelques mots d'anglais et je lui répondais avec mes 3 mots de japonais, moment agréable :)
Et du coup on a une super belle photo de touristes très typique :p
Les okonomiyaki étaient délicieuses et une fois bien repus nous sommes partis.
En sortant le papi était devant le resto, il nous a remercié plusieurs fois en japonais puis avec un "thank you", je lui ai dit "arigatô gozaimasu" (merci beaucoup) avec mon plus bel accent, surpris et content il m'a demandé "do you speak japanese?" avec un l'accent trop craquant, ce à quoi j'ai répondue gênée "chotto" (un petit peu) et il a rigolé, un rire spontané et pur, un enchantement.
Il nous a alors demandé d'où nous venions, j'ai répondu "furansu" (France) et là d'un coup sa joie est devenue encore plus démonstrative et nous a dit "bonjour" en souriant, mais un bonjour avec un accent tellement adorable que je suis encore plus tombée sous le charme de ce papi.
On lui a répondu aussi "bonjour" à notre tour, ça l'a fait sourire encore plus et il nous a dit en français plusieurs fois "merci beaucoup" et nous a ensuite serré à chacun chaleureusement la main, tenant la notre dans les siennes, nous montrant ainsi qu'il connaissait notre coutume.
Et sachant à quel point les japonais sont peu démonstratifs et contact, ça nous a vraiment émus...et n'ayant pas de grand-père, j'avoue que j'aurais bien emmené celui-ci dans nos valises tant il avait l'air gentil.
Nous avons ensuite repris notre chemin et sommes retournés à la magnifique boutique de créations en tissu qui m'avait tant émerveillée la première fois, et cette fois-ci j'ai pris bien le temps de tout regarder en détail pour imprimer tous ces trésors dans ma mémoire et pour bien choisir quelques petites merveilles à ramener, on a du y rester presque 1h.
Comme je regardais en détail des petits animaux, une vendeuse s'est approchée de moi, très jolie, et m'a demandé en anglais si je trouvais les objets jolis, je lui ai dit oui, et j'en ai profité pour lui demandé si parmi les animaux représentés sur un présentoir il y a avait des renards car je n'en voyait pas, elle m'a dit que non et m'a demandé pourquoi, j'ai dit que j'aimais beaucoup les renards et elle a paru toute contente, me disant que c'était son animal préféré.
On a échangé quelques phrases ensuite, je lui ai dit que je trouvais toutes les créations de la boutique magnifiques, elle m'a remercié, encore un de ces petits moments d'échange qui me rendent heureuse.
J'ai enfin choisi ce que je souhaitais ramener, de jolis mobiles pour offrir, des petits animaux et fruits d'automne pour moi et je suis allée à la caisse. Comme je suis toujours un peu timide en pays étranger, la vendeuse étant occupée à plier des trucs je n'ai pas osé m'avancer de trop pour ne pas la déranger....ce qui n'a pas perturbé mamie japonaise qui m'est passé devant tranquillement et a posé son panier sur le comptoir O_o
Je n'ai rien dit, bien évidemment, mais ce qui m'a clouée, c'est qu'une fois qu'elle a eu posé son panier, elle s'est retourné vers nous, toute mielleuse "sumimaseeeen" (je suis désolée) genre elle nous avait pas vu...encore un aperçu du caractère particulier des petites mamies japonaises ;)
Une fois que j'ai eu payé mes précieux objets et que nous allions sortir du magasin, on s'est rendu compte qu'il y avait un étage, du coup hop, nous sommes allés voir et il y avait là des créations encore plus petites et minutieuses, un vrai travail d'orfèvre, d'ailleurs il y avait également de magnifiques bijoux traditionnels très délicats pour porter sur les kimonos ou pour orner les coiffures.
J'ai été très raisonnable je n'ai rien acheté de plus à part de toutes petites chouettes pour ma maman et moi.
L'après-midi étant déjà bien avancée nous avons commencé à repartir vers la gare, avec une petite pause glace sur le chemin (et le souci de faire ce récit si longtemps après c'est que je n'arrive pas à me rappeler le parfum que nous avons pris...) dans une échoppe traditionnelle typique.
Avec un petit "close-up" parce que je le vaut bien :p
De retour à la gare, nous avons repris le train et à la gare de Kyoto nous avons pris un shinkansen pour nous rendre à nouveau à Osaka, afin de découvrir le coeur de ville enfin!
Il a fallu 3 changements pour arriver à la station voulue en gare de Namba, mais cela nous a permis de voir la ville dans son ensemble par les fenêtres du train, même si il ne faisait pas très beau et que le jour diminuait.
Petite patisserie aperçue en gare avec un nom en bon franponais qui n'a aucun sens ;)
Enfin je découvre Osaka, et on voit de suite que ça fait plus grand et moderne que Kyoto, plus "urbain" et plus peuplé, la différence entre les deux villes se voit de suite!
On est passé devant le célèbre Osaka Jo-Hall, salle de concert où des groupes que j'aime beaucoup ont joué.
Nous sommes descendus à la gare de Namba et en la traversant nous avons vu un grand parvis où de nombreux jeunes squattaient, soit assis par terre soit en train de répéter des mouvements de hip-hop et de break devant de grands miroirs.
Nous avons ensuite traversé les couloirs de la gare, avec une impression de s'être téléportés à nouveau en Europe à cause de l'expo sur les murs et le thème de certains resto ;)
Les couloirs se poursuivaient sur une galerie commerçante souterraine comme à Kyoto...
...mais au lieu d'ensuite ressortir dans la rue comme d'habitude, on est arrivé en surface dans une rue couverte, le célèbre Namba Walk, rue remplie de boutiques en tous genres et de restaurants.
Au bout de la rue il y a de grandes avenues qui passent, avec l'autoroute au dessus (ce qui est quand même très laid) et on a traversé tout çà pour se rendre dans le coeur vivant d'Osaka, la ville la plus fêtarde, Kansai power oblige!
On a vu d'abord des petites ruelles déjà bien chargées en enseignes de restaurants en tous genres...
...et en quelques mètres ça y est, nous voilà au coeur de la vie nocturne d'Osaka, avec les restaurants aux enseignes plus voyantes les unes que les autres et le fameux crabe qui bouge les pinces!
Il y avait des enseignes flippantes (et parfois très moches), des restaurants partout et des gens qui distribuaient des prospectus pour les restos, bar, salles de jeux, patchinko et autres animations.
Plus on avançait, plus il y avait de monde, de lumières et de bruits, de musiques, des hauts parleurs diffusant des pubs, des gars avec des mégaphones, le bruit insupportable des salles de pachinko à chauqe ouverture de portes donnant sur la rue, c'était étourdissant et assourdissant...j'ai peiné à m'adapter à ce nouvel environnement cacophonique.
Il y avait des restaurants aussi dans les étages des immeubles, la population était nettement plus jeune qu'à Kyoto et beaucoup de jeunes avaient des looks tous plus originaux et différents, mais par contre ils étaient nettement plus bruyants et on a croisé nombre de gens perchés et perdus, drôle d'ambiance.
On a vu une boutique de souvenir au milieu de tout ça, ce fut une étape obligée, je voulais absolument des souvenirs d'Osaka et j'ai trouvé, entre autres petites choses, le souvenir ultime pour moi: un takoyaki géant en peluche!
Autant vous dire tout de suite que le ramener dans les valises a été plus que problématique vu qu'il empechait la valise de fermer, l'a même fait exploser une fois mais il est quand même arrivé entier ;)
Une des spécialité emblématiques d'Osaka c'est donc les takoyaki et il y a des restaurants avec des enseignes surmontées de poulpes géants.
Pendant que l'on se baladait dans les rues, la pluie a commencé à tomber, on a d'abord continué de marcher puis la pluie devenant plus forte, on a cherché à s'abriter.
J'ai remarqué qu'au Japon quand il pleut, tout le monde sort son parapluie, le plus souvent transparent (et jetable...) et les hommes tout autant que les femmes, même les jeunes plutôt classes ou branchés, alors qu'en France on dirait qu'il y a une espèce de convention tacite qui dit qu'être un jeune cool est incompatible avec un parapluie, c'est mieux de se laisser tremper et d'attraper un rhume.
Nous sommes d'ailleurs passé à ce moment là près de la célèbre rue Dotonbori, le coeur même de ce quartier où nous étions, le plus animé et le plus connu d'Osaka.
Et une fois à l'abri sous les rues couvertes, nous avons découvert l'intérêt de pouvoir continuer à faire les boutiques même quand il pleut ;)
Nous étions venus pour découvrir et flâner mais j'avais également un objectif assez précis, je cherchais Bodyline, une boutique de vêtements particuliers (de style gothic lolita qui me plaisait tant) qui est connue pour pratiquer des prix très abordables.
Et comme les fringues de ce style, sont souvent de marques très chères au Japon et qu'en France le peu de vêtements qui arrivent sont soit hors de prix soit affreux, je voulais absolument trouver cette boutique pour voir toutes ces belles fringues de mes yeux, après avoir passé des années à les regarder dans les magazines achetés à prix d'or en import.
Et au moment où, presque noyés dans le flot des gens qui s'abritaient en faisant les boutiques et après avoir exploré une bonne partie du quartier, je me disais que tant pis on ne trouverais pas, la boutique est apparue devant mes yeux!
Je suis allée explorer l'intérieur, et même en m'attendant à des prix abordables j'avoue que je suis restée bouche bée devant les étiquettes, j'ai refais mes conversions plusieurs fois pour être sûre que je ne me trompais pas.
Bon ok la qualité est inférieure aux grandes marques japonaises, mais en comparaison des produits que l'on trouve en France en général, la qualité était nettement supérieure pour un prix ridicule, du coup je me suis fait plaisir en achetant une tenue complète superbe avec corsaire et veste queue de pie en noir avec des bordures à motif écossais et une belle chemise blanche à jabot, avec de jolies finitions et des bijoux-accessoires, le tout pour...45€ O_o
J'ai aussi trouvé des petits chapeaux victoriens pour même pas 5€ alors qu'ils vaudraient bien 30€ en France, et une très belle veste noire satinée avec quelques froufrous. On me l'avait déjà dit mais j'ai pu effectivement vérifier sur place que les vêtements taillaient très petit, j'ai tout pris en S et c'est limite trop grand. Vraiment une très bonne suprise!
Je suis allée voir le rayon chaussures également mais là je savais à quoi m'attendre, certes elles ne sont pas chères non plus mais la qualité est vraiment inférieure et surtout, même si ce sont des chaussures à semelle compensée, à talons ou montantes, elles sont adaptées au mode de vie des japonaises, à savoir elles sont extrèmements légères et plus grandes pour être enlevées facilement à tout moment. Du coup c'était uniquement plaisir des yeux, je n'ai rien trouvé à mon goût.
C'est la seule boutique que j'ai pu vraiment visiter dans la multitude qu'il y avait, la rue était tellement remplie de monde que les boutiques étaient bondées et limite inaccessibles mais ce n'était pas très grave car la plupart vendait les mêmes vêtements ou accéssoires, cela manquait de boutiques originales (à part Bodyline)
Une fois mes emplettes terminées, nous avons repris notre visite avec un nouvel objectif: trouver un restaurant bien sympa et tester une nouvelle spécialité.
Nous avons traversé un des ponts qui enjambent les multiples ramifications de la rivière Yodogawa qui traverse tout Osaka et au milieu du pont visions assez surréaliste avec toutes les lumières d'immenses panneaux publicitaires.
Et cela s'étendait à tout ce qui bordait la rivière, vive la pollution lumineuse...
Après avoir hésité entre plusieurs qui avaient l'air tentants, nous avons choisi un restaurant de Yakiniku, plat typique de viande grillée dont nous avions eu un aperçu également dans notre restaurant au repas sans fin à Kyoto.
Il était environ 18h30 quan dnous sommes entrés au restaurant, il était plutôt rempli comme tous les autres que nous avions vu dans le quartier depuis 17h30.
On s'est installé à une table avec comme sur toutes les autres une foyer central inbriqué dans la table et une grille pour faire cuire la viande, chacun installé sur sa banquette confortable.
Avant d'entamer le repas on a savouré le fait de se poser avec pour se désaltérer un soda pour Antoine et une grande bière pour moi ;)
La viande japonaise est très spéciale, très grasse en fait pour bien griller sans se déssecher, et il y avait quelques légumes pour accompagner.
Le repas fut parfait, c'était fondant et la sauce qui accompagnait était délicieuse. Et le tarif était comme à chaque fois très abordable.
Assises à une table proche de la notre il y avait 2 jeunes japonaises au look plutôt particulier: elles étaient très maquillées et avec une coiffure apprétée, de faux ongles très décorés, des bijoux, des accessoires, mais pour la tenue, elles portaient ce qui ressemblait à des pyjamas moletonnés, comme de la peluche et en couleurs pastels, le décalage était plutôt fun ;)
Une fois repus nous avons repris notre balade dans le quartier, ici encore un exemple de la façon dont les japonais exploitent le moindre espace pour construire.
Il était à peine 20h quand nous sommes sortis du restaurant mais dans les rues l'ambiance était déjà celle que l'on peut trouver vers 23h chez nous, moins de monde, les restos presque vide, pas mal de gens en état d'ébriété et certains moins discrets que ceux que nous avions pu apercevoir à Kyoto (mais toujours relativement corrects par rapport à la France...), encore ce décalage de rythme.
Il commençait à se faire tard et la fatigue de cette longue journée bien remplie s'est manifestée, nous sommes donc retournés à la gare pour reprendre notre Shinkansen et rentrer sur Kyoto.
Nous sommes passés par d'autres couloirs de la gare que ceux empruntés à l'aller et je suis tombé sous le charme de la décoration d'un immense couloir, tout le long était bordé de cubes de verres illuminés.
Et par endroits, certains cubes étaient garnis à l'intérieur de délicates créations en verre soufflé coloré, pour moi qui adore le travail sur verre ce fut un réel plaisir des yeux et j'ai pris le temps de tous les examiner, en voici un échantillon en images ^.^
Au bout de ce long couloir se trouvait une immense création lumineuse que j'ai trouvé jolie également, alors qu'habituellement l'art moderne et moi ne sommes pas trop compatibles.
Le retour à Kyoto fut un peu long avec les 3 changements mais nous avons apprécié une fois encore de voyager en Shinkansen.
Une fois de retour à l'auberge pas question de se coucher de suite, il a fallu refaire nos valises pour le grand départ de très bonne heure le lendemain matin, et une fois fait, pendant que j'écrivais dans mon cahier le récit de la journée, Antoine est ressorti tout seul pour aller à nouveau manger au petit restaurant de ramen à proximité ;)
Ensuite nous avons rejoint le confort douiller de nos futons pour cette dernière nuit à Kyoto avant d'aller explorer le reste du pays.
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