La nuit fut encore plus difficile que la précédente à cause du rhume mais on s'est levés à 7h quand même pour se rendre au marché au puces qui se tient tous les mercredi dans l'enceinte d'un temple.
J'ai pris le temps d'acheter un masque au conbini vu que je mouchais et toussais , en effet on voit de nombreuses personnes porter des masques, et il n'est pas très bien vu en général de se moucher (par contre renifler de façon dégoûtante ne les perturbe pas du tout, beurk...) mais punaise, ce que çà tient chaud ces masques!
Nous avons pris notre bus pour la gare puis nous avons repéré un passage souterrain qui nous permettait de rejoindre notre destination plus vite, çà y est on prends déjà des raccourcis, on se sent chez nous ;)
J'ai oublié de dire que lors de nos premiers jours au Japon nous avons remarqué de nombreux plaqueminiers ou kakis chargés de fruits, mais souvent sur des arbres nus, sans feuilles, et là nous avons vu sur notre chemin un arbre encore bien chargé de feuilles et de kakis, que nous oublierons de goûter d'ailleurs au cours de notre voyage, alors que l'on en a vu dans pleins d'échoppes de primeur ^^'
En chemin nous avons vu une maison en construction, avec sa charpente de bois apparente et un monsieur en plein travail, j'aime ce genre de scène du quotidien.
Puis nous sommes arrivés en vue de l'enceinte du Tôji-in, célèbre temple bouddhiste.
Il y avait beaucoup de monde, enfin mon premier marché typique au Japon!
Un peu plus loin nous avons aperçu une Gojunoto (pagode à 5 étages), la plus haute pagode du Japon semble-t-il, mais nous ne sommes pas allés la voir de plus près.
Le marché était situé dans l'enceinte du grand temple, il y avait beaucoup de monde mais sans que ce soit impraticable, les japonais ne bousculant pas en général (sauf les mamies japonaises qui sont plutôt teigneuses mais j'y reviendrais), l'ambiance était très agréable, pleine de vie, il y avait de nombreux stands de babioles, propre à tous les marchés mais aussi des babioles typiques japonaises très jolies ainsi que nombreux stand de nourriture, souvent appétissante et bon marché.
Notre intêret allait particulièrement aux stands de nourriture et aux étals de primeurs vu que l'un des objectifs de ce voyage était de découvrir le plus possible les spécialités typiques.
Ici il s'agissait de petits gateaux de génoise faites dans des moules de métal chauffés et fourrées de crème ou de pâte de haricots rouges.
Là il semblerait que ce soit une spécialité coréenne, je vous avoue que c'était tout sauf appétissant vu l'odeur que cela dégageait ^^'
Des végétaux plus ou moins connus de nous étaient à vendre sur les stands.
Puis on a vu mes bannières favorites, avec toujours un poulpe rouge, celles des stands de Takoyaki, mais je n'avais pas encore faim :p
De belles lanternes de pierre parsemaient la visite, nous rappelant que nous étions dans une enceinte particulière.
De jolies illustrations pour un stand de nourriture, à gauche un tanuki et à droite un lapin.
Un stand a retenu particulièrement notre attention, il s'agissait d'un monsieur très gentil qui proposait de petites figurines crées à base de papier maché et peintes délicatement, soit en forme de petits animaux, qu'ils soient au naturel ou représentant des cérémonies traditionnelles, soit reproduisant des personnages mythiques des légendes japonaises, et il y avait même de petits mobiles/jouets avec du bois léger, c'était un ravissement pour les yeux.
Le monsieur était adorable et avait envie de discuter, il nous a montré comment fonctionnait les jouets.
J'ai beaucoup hésité devant les petites grenouilles sur la feuille, qui étaient trop adorables.
Sur cette photo on peut voir les "automates", articulés à l'aide de batonnets de bois fins et de ficelles à tirer/enrouler, j'ai même reconnu les personnages de la légende de Yoshitsune, grâce à mon amie mabo qui est passionnée par cette légende et du coup le monsieur était impressionné que je connaisse, merci Mabo de m'avoir permis de frimer devant un japonais ;)
Comme nous hésitions beaucoup à dépenser nos sous au début du séjour nous n'avons rien acheté et avons contninué notre visite, mais après réflexion, et Antoine ayant craqué sur une couple de chats revêtus d'habits traditionnels de mariage japonais, nous y sommes retournés, à la grande joie du monsieur.
Quand nous lui avons dit quels sujets nous voulions et que nous allions nous marier l'année suivante, il nous a abondamment félicité en anglais/japonais/français puis nous a raconté la légende des mariés représentés par ces figurines, c'était trop adorable.
Ensuite, il nous a dit qu'il était déjà allé à Paris (nous n'avions même pas dit que nous étios français mais il avait reconnu la langue) et nous a demandé de quel endroit de France nous venions, on a papoté avec lui un bon moment, dans un langage des plus approximatif mais nou sétions tellement heureux d'échanger que cela n'était pas grave, nous avons adoré ce moment avec Antoine ^.^
(En plus il nous a fait une ristourne alors qu'on avait rien demandé)
Ce monsieur a un site internet, il nous a donné sa carte: Hashi-Ya.com
On peut d'ailleurs voir nos petits mariés sur cette page ;)
Nos estomacs se sont ensuite réveillés et naturellement nous sommes aller vers un stand de takoyaki, notamment vers un qui proposait des morceaux de poulpes énormes O_o
Nous avons pris une barquette pour deux et on s'est posés sur les tables mises à disposition exprès, mais j'avoue que j'ai peiné à manger ces takoyaki, ils étaient beaucoup trop gros, la pâte était à peine cuite et vraiment, trop de tentacules tue les tentacules, mais Antoine s'est régalé.
Une fois notre visite du marché terminée nous sommes retournés vers la gare de Kyoto, en même temps que des collégiens car c'était l'heure du déjeuner.
A la gare nous avons pris un train pour nous rendre à Inari, afin de visiter le sanctuaire shinto de Fushimi Inari, dont la divinité emblématique gardienne est le renard selon les légendes japonaises (Le Kitsune) et comme j'aime beaucoup les renards je tenais particulièrement à le visiter.
Après une temple bouddhiste nous allions dans un sanctuaire shinto, mais comment reconnaître un temple d'un sanctuaire lorsque l'on est au Japon?
Sanctuaire ou Temple - différences
Le sanctuaire de Fushimi Inari s'étend sur tout une colline boisée et nous y avons passés plus de 3h dans une atmosphère des plus paisibles, même si ce fut un peu sportif due à la quantité de marches à monter.
L'enceinte du sanctuaire est à proximité de la gare et après seulement quelques mètres nous avons débouchés sur d'impressionnants portails traditionnels rouges que l'on voit devant les sanctuaires, il s'agit des Torii.
On a continué de remonter la rue pour atteindre l'entrée du sanctuaire avec un autre torii à franchir.
L'entrée est gardée par une statue de renard de chaque côté.
Ce renard tient dans sa gueule la clé du grenier à riz.
Et celui-ci tient dans sa gueule une boule de riz enrobée de tofu frit.
Nous franchirons ainsi plusieurs torii et de nombreuses marches avant d'être réellement au coeur du sanctuaire, et à chaque fois ils sont gardés par des renards.
Il y avait également de nombreuses lanternes de pierres, que nous apprécions beaucoup avec Antoine.
Le sanctuaire est également célèbre pour son infinité de Torii sous lesquels on peut cheminer, formant de veritables couloirs sur la colline, ce qui est impressionnant avec cette magnifique couleur rouge/orange sur le bois laqué.
A un endroit ce sont deux couloirs de torii de taille plus modeste qui se sont offerts à nous, le jeu étant pour les nombreux collégiens et lycéens que nous avons croisé de voir qui remontera chaque couloir le plus vite, les garçons choisissant l'un et les filles l'autre bien évidemment ;)
Point de course entre Antoine et moi, nous avons emprunté le même et savouré l'atmosphère assez spéciale de ces couloirs, tout en appréciant d'entendre résonner les rires des collégiens autour de nous.
Car ici les torii sont ici tellement serrés qu'à l'intérieur on baignait dans une lumière orangée surréaliste et les sons de la colline étaient étouffés, comme si soudainement nous étions dans une dimension parrallèle.
Les torii étaient encore plus beaux dans le sens de la descente car on pouvait voir les noms des donateurs gravés et encrés de noir, c'était magnifique.
Puis au terme du couloir nous sommes ressortis en pleine lumière du soleil, petit temps d'adaptation nécéssaire.
Nous avons débouché sur une petite place ou étaient accrochés sur de nombreux panneaux de bois une infinité de plaquettes porte-bonheur en bois, ce sont les Ema, sur lesquels les gens écrivent un voeu et ensuite l'accrochent dans l'enceinte du temple pour que le voeu soit lu par les Kami (les dieux japonais)
Détails sur les ema par ici
Ce sanctuaire étant gardé par les Kitsune, la particularité de ces ema était donc qu'elles étaient en forme de gueule de renard, vraiment superbes et minimaliste, et les personnes ont pris l'habitude de dessiner, chacun avec son style, une gueule plus détaillée pour le renard, certaines étant très jolies, j'y reviendrais plus bas.
Juste à côté il y avait également des barres de bois avec accrochées dessus quantité de petites bandes de papiers. Ce sont les Omikuji, prédictions piochées au hasard et que l'on accroche si elles annoncent un sort funeste, pour l'empêcher de se réaliser.
Détails sur les omikuji par ici
Il y avait également un très joli bassin traditionnel réservé à la purification par l'eau que l'on trouve dans tous les sanctuaires shinto.
Détails sur le rituel de purification shintoïste
Tout au long de notre montée de la colline nous avons été charmés par la beauté de la forêt, le doux murmure de la rivière qui courait partout et surtout, le chant des oiseaux, avec en plus de sons inconnus de nous, le croassement des corbeaux, présents ici également.
Au fur et à mesure que l'on montait on a traversé encore des torii par dizaines.
Les lampadaires eux aussi étaient plutôt anciens et contribuaient au charme des lieux.
Au détour d'une montée de marches, au pied de laquelle nous avons d'ailleurs un facteur venir jusqu'en mobylette puis gravir les nombreuses marches restantes pour livrer son courrier aux quelques habitations que nous verrons plus haut, nous sommes arrivés à un lieu cimetière et lieu de receuillement pour les familles, toute une portion de forêt étant recouverte d'une quantité impressionnante de petits autels de pierre dédiés à la mémoire d'un proche.
Et gardant les autels, il y avait bien entendu des statues de renards, et je ne résiste pas à vous en montrer quelques uns, je ne me suis pas lassée de parcourir ces allées si paisibles.
Un gros plan sur les deux statuettes de plâtres que j'ai trouvé particulièrement belles.
Cette protion du sanctuaire était à proximité d'une petite étendue d'eau ensoleillée, dont nous avons savouré la quiétude le temps pour nous de faire une petite pause.
La demoiselle à ma gauche dessinait sur son carnet.
Près du chemin qui continuait à monter il y avait un stock de petit torii, déjà peints et gravés, peut-être en attente d'être posés?
Nous avons également croisé des insectes que nous ne connaissions pas.
Photo en cliquant ici, pour ne pas embêter ceux que les insectes dérangent ;)
Et toujours dans le coin des autels de pierre, nous avons aperçu un chat qui se baladait, tranquillement.
Le chat fut était plutôt nonchalant, Antoine a pu l'attirer à lui assez facilement comme toujours et hop, un deuxième chat est venu lui aussi voir un peu ce qui se passait par là.
C'était les premiers chats asiatiques que nous croisions et ceux-ci avait chacun une bouille plutôt particulière.
Nous avons ensuite continué notre ascension de la colline, nous enfonçant toujours plus profond dans la forêt, avec un beau soleil dans les espaces dégagés et une fraîcheur agréable sous les arbres et les allées de torii.
Le chemin passait au milieu de quelques habitations qui étaient également des restaurants traditionnels, encore vides à l'heure où nous y sommes passés.
A ce moment là de notre ascension, au chant des oiseaux s'était ajouté un son un peu incongru dans ce lieu, un concert de musique punk O_o
Autant dire que cela faisait un décalage plutôt marrant avec la quiétude des lieux et plus on montait, plus le son s'amplifiait et le chant était distinct, alors que le concert semblait en fait être tout en bas de la colline.
Puis, au bout de presque 2 heures, nous sommes arrivés vers le sommet de la colline, avec toujours un temps magnifique, où nous attendais une belle vue sur la ville, avec du punk japonais à fond la caisse en fond sonore, yeah!
En haut nous attendait pour la purification un dragon plutôt terrifiant.
Il y avait en fait plusieurs sentiers qui continuaient à partir de ce point, avec un plan tout sauf compréhensible et pas du tout à l'échelle, du coup nous avons choisi un dernier escalier menant à un autel encadré d'un torii pour finir notre ascension en suivant une classe d'écoliers tous pitits qui mettaient de l'ambiance dans les parages.
Tout autour de cette mini colline il y avait à nouveau de petits autels de pierres, dans des allées labyrinthiques à souhait.
Avec encore et toujours des renards...
...vêtus de leurs plus beaux atours de tissus chatoyants.
Puis après une pause nous avons entamé notre descente par le même chemin.
Et une fois de retour vers la petite place aux voeux, nouvelle petite pause après la descente, le temps de savourer la tranquillité et l'ambiance de ce coin en flânant auprès des plaquettes.
Puis j'ai choisi (et payé) la mienne, écrit au dos mon nom, ma provenance, la date et mon voeu, puis je l'ai accrochée avec les autres ^.^
Une fois revenus tout en bas et à la limite de l'enceinte du sanctuaire, je suis allée au premier magasin de souvenirs car les objets qu'il proposait étaient les plus délicats. J'ai choisi un petit kitsune tout simple en plâtre et j'ai craqué également sur un masque de kitsune en papier maché, çà fait un moment que j'en cherchais un comme celui-ci et je l'ai arboré fièrement pour ma dernière photo dans ce sanctuaire.
Dans cette boutique il y avait également des furin, petites clochettes suspendues, en verre ou en fonte et dont le son délicat est rpdiot grâce au vent agitant un morceau de papier accroché par un fil au battant de la clochette.
C'est un objet que j'aime énormément le son et cela fait longtemps que j'en voulais un, en ayant une préférence pour ceux en verre.
Certains étaient de vraies merveilles, en verre peint avec des motifs délicats, mais comme c'est très fragile je n'ai pas osé en acheter un de suite pensant en retrouver plus tard dans notre séjour mais je n'en ai jamais revus, je n'en trouverais qu'en fonte et c'est un de mes petits regrets de ce voyage...
Description d'un furin
La grâce du furin en une photo
L'après-midi étant déjà bien avancée il fut temps de se mettre en quête d'un endroit où déjeuner et nous avons trouvé un petit restaurant traditionnel, alpagé par la mamie au dehors, servis par la maman, le papa et le grand-père en cuisine et le petit gamin qui se baladait avec sa glace, pile le genre d'endroit familial que j'aime ^.^
La déco était toute simple mais très jolie, une partie de la salle à l'occidentale et une partie surélevée façon traditionnelle japonaise.
Mais ce qui m'a fait craquer ce sont les uchiwa (les délicats éventails japonais, dont voilà un petit historique par ici) présents sur chaque table.
ll y avait un petit renard dessiné dessus, très enfantin dans le trait mais que j'ai adoré de suite.
Les tarifs étaient comme toujours très bon marché et nous avons commandé chacun un petit menu qui ne payait pas de mine mais était bien copieux et savoureux.
Antoine a pris un bouillon léger et un plat avec de l'unagi (de l'anguille) grillée posée sur un bol de riz.
J'ai choisi une soupe de soba froides avec de la tempura de légumes et des sushi.
Sushi plutôt énormes que je ne savais pas trop comment manger, ce qui a beaucoup amusé Antoine qui n'a pas arrêté de me prendre en photo dans l'espoir que je casse mon sushi en morceaux mais peine perdue, je m'en suis bien sortie :p
Ayant vraiment craqué pour les uchiwa, j'ai cherché dans mon guide comment demander "où puis-je acheter çà?" à la fin du repas,, mais soit c'était trop compliqué à expliquer, soit cela ne se vendait plus, toujours est-il que la dame du restaurant me l'a offert O_o.
J'ai d'abord refusé poliment en répétant que je souhaiter juste en acheter un ailleurs, que ce n'était pas grave du tout et en montrant que je ne voulait pas prendre le leur mais elle a insisté donc j'ai du accepter, mais j'était franchement gênée ^^'
Du coup je suis repartie avec mon uchiwa tout mimi et je le garde précieusement depuis.
Nous sommes ensuite retournés à la petite gare pour retourner sur le coeur de Kyoto, dans un train tout vert qui m'a beaucoup plu.
Une fois de retour à la gare de Kyoto, comme il n'était pas encore trop tard, nous avons décidé de retourner à notre auberge à pied, et ainsi d'explorer une nouvelle partie de la ville, profitant du beau soleil qui était encore là.
J'ai repéré sur le plan un temple dont l'entrée était gratuite à quelques pas de la gare donc hop, on est partis découvrir le Higashi Hongan Ji.
L'entrée était plutôt impressionnante, avec un portail immense et même des douves.
Voici l'entrée vu de la cour intérieure, qui montre bien l'aspect monumental du bâtiment, avec en bonus un magnifique vol de pigeon...Antoine sait faire des effets à la John Woo avec l'appareil photo, c'est la classe ;)
Il y avait là aussi un très beau dragon pour se purifier avant d'entrer dans le temple.
Le temple lui même était également imposant, bien que nous n'en ayons vu qu'une partie, l'autre partie étant sous une immense structure pour travaux de restauration (à gauche sur la photo).
Pour visiter le temple nous avons du nous déchausser au bas des marches comme le veut la coutume, ce qui nous a donné de suite une impression de familiarité et de sécurité.
Puis nous sommes entrés dans le temple qui était d'un calme presque assourdissant, et dont la décoration intérieure, tout en sobriété à l'exception de quelques statues tout en dorures, avait un côté solennel accentué par d'énormes piliers de bois soutenant un plafond fait de poutres imposantes, et impressionnantes pour Antoine dont l'architecture est la passion et le métier.
Les photos n'étant que rarement autorisées dans les temples et sanctuaires nous n'en avons pas faites.
Lorsque nous sommes ressortis sur la terrasse du temple, nous avons remarqué la présence de collégiens ou lycéens en classe entière, tous revêtus de tenues traditionnelles qui m'ont rappelé celle que porte Chihiro, mais dont je n'ai pas réussi à trouver le nom.
Ces jeunes étaient tous en train de nettoyer les boiseries du temple, sols, rampes et escaliers, avec plus ou moins d'entrain et tout en s'amusant bien, les filles piaillant d'un côté et les garçons faisant un peu semblant de bosser de l'autre.
Et j'ai retrouvé dans leur façon de nottoyer les sols la même manière que j'ai vu dans tant de dramas et animes (Le Voyage de Chihiro et Mon voisin Totoro pour ne citer qu'eux) et çà m'a fait plaisir de voir en vrai ce geste typique.
En sortant du temple nous avons décidé de couper au hasard des ruelles dans la direction de notre auberge, pour savourer l'atmosphère toujours aussi plaisante de cette belle ville.
Puis nous sommes arrivés sur le pont qui passe au dessus de la très jolie rivière Kamo (Kamogawa de son vrai nom, Gawa signifiant rivière en japonais) entre Kyoto centre et le quartier de Shichijô.
Nnous avons aperçu une grande quantité d'oiseaux de toute beauté, des hérons et des grues, dont un héron que nous avons vu pêcher un poisson avec dextérité et grâce, et ce fut un plaisir de constater que le zoom de l'appareil photo nous permettait de capturer leur image même à une distance très élevée.
Il y avait des amoureux flânant sur les berges de la rivières mais également une demoiselle qui faisait une séance de photo, instant pris sur le vif, j'aime beaucoup cette photo d'Antoine.
Sur le pont ensoleillé il y avait de l'animation grâce aux croassements des corbeaux qui s'amusait à virevolter et se percher sur les lampadaires, ce qui contribuait à rendre ce moment encore plus agréable pour moi.
Après le pont nous avons repris sur quelques mètres la route principale empruntée par notre bus.
Puis nous avons à nouveau bifurqué dans les ruelles toujours en direction de notre quartier, Gojô, pour continuer notre flânerie loin du brouhaha des rues principales et sommes arrivés auprès d'un temple devant lequel la route faisait un grand espace dégagé.
Ce qui était marrant c'est que nous avons vu dans les rues autour du temple de nombreuses voitures garées, moteur souvent en route, avec dedans à chaque fois un monsieur faisant la sieste.
Il y avait des taxis, des camionettes de livraisons mais aussi des voitures ordinaires, comme quoi les cadences infernales des travailleurs japonais oui mais pas sans une petite sieste en douce :p
Dans la petite ruelle suivante nous sommes passés devant une petite échoppe artisanale remplie de créations faites à partir de bambou.
Il y avait également en vitrine de tous petits crabes en tissu traditionnel dont je suis tombée sous le charme, du coup nous sommes entrés dans la boutique.
Le monsieur était en train d'expliquer son art à un jeune couple , il avait l'air passionné tout en étant calme, et son épouse est venu nous servir, nous expliquant que c'était elle qui faisait les petits crabes.
J'ai pris mon temps pour en choisir un qui me plaisait et devant mon indécision (ha bon?) Antoine m'a poussé à en prendre deux et ils font partie de ces petits trésors que je suis heureuse d'avoir ramenés du Japon.
Je rajouterais la photo des petits crabes plus tard.
Puis nous sommes arrivés à notre auberge et la fatigue du rhume en a profité pour se faire sentir encore plus mainenant que je n'avais plus l'émerveillement de la journée pour me tenir.
Nous avons fait une pause dans le café de l'auberge le temps de boire encore deux délicieux smoothies à la banane et de papoter avec nos mamans sur msn.
J'avais beaucoup de mal à respirer à cause du rhume et çà ne s'est pas arrangé quand 3 touristes américaines logeant à l'auberge sont venues s'installer dans la salle, fumant clope sur clope. En plus elles parlaient super fort genre seules au monde, c'était assez désagréable.
Nous sommes remontés dans la chambre mais l'une de ces filles s'est posée pour téléphoner juste au pied de notre escalier pendant plus de 30mns, toujours en fumant et l'odeur venait jusqu'à notre chambre, en plus du son.
J'ai eu envie d'une soupe bien chaude pour le repas du soir et la présence des américaines nous a fait fuir, du coup nous avons demandé au serveur trop sympa de nous indiquer le resto de ramen le plus proche.
En fait il y en avait un à 2 pas à peine de la guest house, tellement petit que nous ne l'avions pas vu en passant devant en allant au conbini.
C'était un tout petit resto comme le jour de notre arrivée, avec simplement un comptoir, et on a vraiment eu l'impression d'aller manger chez quelqu'un: il n'y avait que 2 autres clients, des habitués qui papotaient avec le patron et son autre cuisto, la télé allumée en hauteur diffusant un match de baseball avec le son et les gars dans le resto commentant le match, genre troquet du coin, çà faisait une ambiance vraiment intimiste et pépère malgré le néon qui éclairait les lieux d'une lumière froide et nous n'avons pas eu l'impression de déranger comme ce que l'on peut parfois ressentir quand on va dans un troquet d'habitués en France.
Les ramen étaient délicieux et bien copieux, çà m'a fait beaucoup de bien mais du coup la fatigue m'est retombée dessus et je suis allée me coucher peu après, utilisant mes 2 derniers médicaments avant de tenter de dormir malgré le rhume, mais forcément à ce moment là les américaines ont pensé que c'était le moment de tout ranger dans leur chambre en parlant et riant fort, sachant que l'insonorisation au japon est inexistante.
Heureusement rien de tout çà ne pouvait gâcher ma satisfaction après une journée aussi parfaite.
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