Ce matin là on s'est levés à 8h afin de profiter au maximum de notre programme de la journée: le matin visite de la vieille ville, flânerie au marché et l'après-midi visite du village ancien reconstitué, Hida no Sato.

Il y avait une pluie fine et un ciel nuageux quand nous sommes sortis mais ce n'était pas trop gênant pour se balader. A quelques minutes de notre hôtel se trouvait un des ponts qui enjambe la rivière Miyagawa qui serpente à travers la ville et qui permet de rejoindre la vieille ville où se tenait le marché.

On peut le voir en petit sur la photo, au milieu de la rivière se tenait, gracieux et majestueux, un très beau héron *o*

Petit zoom afin le distinguer un peu mieux.


Sur le pont Kaji Bashi nous avons recroisé sous la forme de deux statues de bronze les étranges personnages aperçus la veille devant un bar.




Celui aux longues jambes est un Ashinaga, celui aux longs bras est un Tenaga.
Ce sont des créatures de la mythologie japonaise, et lorsqu'ils sont représentés ensemble ils symbolisent l'aide mutuelle que l'on se doit l'un à l'autre: celui aux longues jambes peut marcher dans les eaux profondes en portant celui aux longs bras sur ses épaules et ce dernier peut alors attraper des poissons qu'ils se partageront ensemble.
(source et détails: wikipedia/ashinaga)


Le long des berges de la rivière il y avait de nombreuses tentes abritant les échoppes du marché et nous étions assez impatients de découvrir les mille et une merveilles proposées.


Je n'ai pas voulu faire ma touriste de base pendant la balade au marché donc je n'ai pas pris de photo mais nous avons exploré chaque boutique, examiné chaque stand et c'était très agréable.
Il y avait de la nourriture, de nombreux fruits et légumes qui nous étaient inconnus, mais aussi de nombreuses boutiques proposant de très jolies créations artisanales en bois, raffinées et délicates.
Parmi les personnages représentés il y avait beaucoup de chouettes et de hiboux et aussi des insectes.
Il y avait également des boutiques avec des objets en tissus et le personnage le plus représenté était le très intriguant Sarubobo, petite poupée sans visage et de couleur rouge à l'origine, traditionnellement fabriquée par les grands-mères pour leurs petits enfants.
Les Sarubobo sont dans toutes les boutiques, de toutes tailles et de toutes couleurs.

(images trouvées sur le net à titre d'exemple)

Une fois arrivés au bout du marché, petite pause sur une autre pont et soudaine satisfaction: la pluie s'était arrêtée et avait laissé la place au soleil, illuminant la ville et la magnifiant.


On a remarqué de nombreux canards et poissons dans la rivière, mieux visibles avec le soleil revenu.




Nous sommes allés ensuite découvrir au hasard les ruelles de la vieille ville, dans le quartier d'Higashiyama et ce fut comme à Kyoto un enchantement de découvrir ces anciennes maisons traditionnelles avec leurs boiseries.


L'atmosphère était très paisible et nous n'avons croisé que peu de personnes dans les rues, ce qui nous laissait tout le loisir d'observer le moindre détail.


Les couleurs de l'automne se manifestaient au fur et à mesure que nous avancions, par de petites touches discrètes.




La vieille ville était très belle et chaque nouvelle rue était un ravissement pour les yeux.








Je ne les ai pas pris en photos mais il y avait de nombreux toits de maisons en tuiles émaillées d'un très beau bleu et d'autres comme en tôle rouge.

Les Japonais apprécient beaucoup tout ce qui fonctionne avec le vent et on voit très souvent des petits moulins à vent accrochés devant les maisons.
Ici il s'agissait de bouteilles en plastiques découpées et repeintes qui tournaient avec le vent léger qu'il y avait ce jour là, l'effet était très joli.


Les couleurs des momiji se sont intensifiées peu à peu, ornant les rues de belles tonalités dorées et rougeoyantes, et malgré la fatigue accumulée avec mon rhume j'étais émerveillée et on ne peut plus heureuse de pouvoir les contempler.


















Les feuilles déjà tombées ressemblaient à des myriades de petites étoiles et je n'ai pu me retenir d'en ramasser quelques unes pour les conserver précieusement.


Nous avons fait une grande quantité de photos tant j'étais avide de ces couleurs, ce qui explique mon air de contentement niais, considérablement amplifié par ma tête fatiguée à cause du rhume...






J'aime la mousse qui poussait partout, donnant un côté encore plus ancien et naturel à cette petite ville.


Une petite mamie japonaise passait le balai devant sa maison et ce n'est pas la seule que nous avons vue, les japonais semblent très attentifs à ce que les abords de leur maison soit propre et cela contribue à rendre les rues agréables, encore de l'inspiration à prendre pour les français ;)


Nous sommes ensuite arrivés vers Teramachi, le quartier des temples et avons continué notre découverte au hasard.


Nous sommes entrés dans l'enceinte d'un temple dont hélas je n'ai pas retenu le nom et nous avons découvert un vaste espace très boisé.


Il y avait une exposition de bonzai et de fleurs travaillées en bonzai également, je ne suis pas vraiment attirée par ce genre de créations végétales mais la présentation en petits stands en bambous avec les tentures traditionnelles était vraiment très jolie.




Nous avons poursuivi notre exploration tranquillement, il n'y avait pas trop de monde c'était agréable.


Un couple était en train de lire des Omikuji, les prédictions inscrites sur les bandes de papier et surement que celle du monsieur n'était pas bonne car il est allé l'accrocher afin de conjurer le mauvais sort, sur les rambardes disposées là à cet effet.


Notre chemin a croisé celui d'une famille bien apprêtée: deux hommes en costumes occidentaux classiques ainsi que deux femmes et un petit garçon vêtus de très jolis kimonos. Ils étaient accompagnés d'un photographe, pour ce qui semblait par la suite une séance de photos à caractère officiel, ce qui avait l'air de passablement ennuyer le petit garçon ;)
Antoine a pu faire un très belle photo de la famille pendant qu'ils posaient pour le photographe mais je ne vais pas l'afficher ici bien évidemment.




Nous avons continué à monter dans les hauteurs et la forêt avoisinante semblait prendre le pas peu à peu sur ces lieux anciens. Avec la fraicheur du matin et le chant des oiseaux comme seul bruit, l'atmosphère était toujours plus paisible et presque magique.






Nous avons vu à nouveau un joli bassin avec une magnifique sculpture de dragon en métal et Antoine est une fois de plus allé se "nettoyer les mains", il appréciait beaucoup ce rituel.






La matinée s'achevait donc nous avons quitté le temple et par un chemin différent de l'aller ce qui nous a permis de voir encore de jolies choses.
Par exemple cette devanture de glacier avec les petites coloquintes décorées pour Halloween.


Où encore cette pierre dressée en pleine végétation colorée *o*


Nous avons ensuite fait une étape au conbini pour acheter de quoi déjeuner puis nous sommes retournés à notre hôtel le temps de manger.

On s'est remis en route rapidement, en direction de la gare afin de prendre un bus pour rejoindre notre destination de l'après-midi et après environ 20mn nous sommes arrivés, à l'écart de la ville et avec les montagnes autour, sur le lieu qui a déterminé notre choix de venir à Takayama.


Il s'agit du village folklorique de Hida no Sato, "une reconstitution d'un village folklorique où sont exposées une trentaine de maisons au toit de chaume sur 99 000 m2. Certaines sont classées patrimoine culturel national. Les maisons, disposées pour recréer l'ancien visage de Hida, abritent des objets de la vie de tous les jours qui racontent la vie des villages de montagne."
(description via le site officiel de Hida Takayama, que je vous invite à aller consulter tant il est complet et informe des multiples attraits de la région).


Je n'avais vu que quelques photos du village pour avoir le plus de découverte possible, ce que j'avais aperçu m'ayant décidée à venir sans aucune hésitation.
Et dès notre entrée dans l'enceinte après avoir payé nos billets d'entrée, j'ai eu littéralement le souffle coupé par la beauté des lieux et ce sentiment d'émerveillement ne m'a pas quitté de toute l'après-midi que nous avons passé sur place, cette visite restera pour moi l'un des moments forts de ce voyage, ce village est à découvrir absolument!
Je n'ai pas beaucoup de commentaires à mettre tant les photos se suffisent à elle-même et rien que le premier aperçu avec le petit lac qui accueille à l'entrée c'est magnifique.


















Nous avons enfin réussi à nous arracher à la contemplation du lac et de ses alentours pour commencer notre exploration du village et on a suivi le plan de la visite tranquillement, avec d'abord une petite marche en sous-bois et la découverte de notre première maison.




A l'entrée de chaque maison il fallait bien entendu se déchausser et il y avait un plan détaillé sur du papier de riz en rétro éclairage, ce qui a fait le bonheur d'Antoine (qui est dessinateur architecte d'intérieur pour information).


Il y avait pour chaque maison une explication en anglais sur sa provenance, la datation, la fonction de la personne qui l'occupait, et je traduisais chaque explication à Antoine pendant qu'il prenait les photos.
Chaque visite de maison était un enchantement, boiseries, meubles, ambiance, foyer allumé, pénombre, tout nous renvoyait des siècles en arrière et on se sentait imprégnés de respect (ce qui est renforcé par le fait de se sentir très humble quand on est en chaussettes :p).










Nous avons ensuite repris notre cheminement dans le sous-bois et visité les maisons suivantes, ce qui explique l'alternance entre les photos d"intérieur et les photos extérieures qui peuvent donner un côté décousu à la succession de photos qui suivent.






Sur cette maison on peut noter la présence de nombreuses pierres posées sur le toit, elles ont pour fonction de maintenir les plaques de bois en place face au vent et à la neige de l'hiver, la région étant je le rappelle le pied des "Alpes Japonaises".




Il y avait également les toits de chaume végétaux que j'affectionne particulièrement.






Certains endroits étaient tellement beaux que j'avais peine à croire que c'était bien réél, j'avais l'impression d'avoir basculé dans une dimension onirique.




Une belle carpe croisée au détour d'un des petits étangs du village.


Un autre exemple de plan, il s'agit ici d'une maison un peu plus grande et complexe.






Une magnifique petite rizière circulaire.




Les maisons étaient de plus en plus grandes au fur et à mesure de notre visite.


Celle-ci renfermait une fabrique de soie sur plusieurs étages, impressionnante.




Cette autre était consacrée à l'exposition d'accessoires, avec les sandales de cordes et les bottes pour l'hiver, mais aussi les gants.






La lumière du soleil jouait avec les feuilles des arbres et c'était un ravissement permanent.






C'est un peu bête je le sais mais cette tour en bois m'a rappelé celle avec la cloche d'alerte dans le (mauvais) film vu et revu de mon enfance, Karaté Kid 2 ;)


La surface des pièces de certaines maisons étaient impressionnantes.






Il y avait aussi de nombreuses petites cabanes utilisées à l'époque pour le stockage de matériaux et de nourriture.


Ces panneaux indicateurs m'ont beaucoup faire rire en souvenir de ma période d'addiction aux boysband japonais, seules quelques lectrices au passé aussi déjanté que moi comprendront la référence ;)


La maison de Taguchi fut d'ailleurs la plus grande de toutes celles visitées.




Le jour tombant très tôt la luminosité à commencé là encore à diminuer dans le milieu de l'après-midi.




J'ai apprécié ce très joli bassin aux souhaits avec de nombreuses pièces dans l'eau, et fidèle à moi-même je n'ai pas résisté et j'ai fais un voeu avec une pièce.


Ici un autre toit végétal, qui semblait encore plus sauvage que le précédent, une merveille.




Une maison abritait d'anciens équipements de ski, un traineau et une très belle photo ancienne d'enfants dans la neige.






La présence "religieuse" était assez discrète, juste un tout petit autel en haut d'un escalier...


...et quelques statues de Jizo de-ci de-là.


Une imposante structure de bois abritait une grosse cloche en fonte, et nous avons vu plusieurs personnes la "sonner" à tour de rôle et nous étions assez intrigués.
Nous voyant observer deux papis japonais sont venus nous voir et nous ont fait comprendre, malgré la barrière de la langue et avec moult gestes, que nous devions essayer et nous on montré la marche à suivre, il faut d'abord mettre une pièce en offrande dans l'urne prévue, faire un voeu puis faire résonner la cloche de toutes ses forces.
Timide comme à mon habitude devant ce genre d'action je me suis abstenue mais Antoine a évidemment voulu tester ;)
Son premier essai ne fut pas assez musclé pour faire résonner la cloche comme il faut alors les papis lui ont fait signe d'y aller de toutes ses forces et de prendre son élan en 3 lancers et "boooooing" elle a résonné dans toute la vallée au moins et les papis ont applaudi en rigolant, encore un moment d'échange international et de complicité sans paroles comme je les aime!


Nous avons terminé la visite des maisons par une petite dernière auprès de laquelle un petit momiji rouge flamboyant m'a fascinée un moment.




Un toit de chaume plus frais qui n'était pas encore "verdoyant" et une jolie collection de roues anciennes.


Une fois ressortis du sous-bois nous sommes revenus en vue du petit lac du début, toujours éclairé par le soleil.


Nous avons ensuite aperçu une boutique dans une des maisons anciennes, une dame japonaise vendait de jolies illustrations aux traits délicats et Antoine a craqué pour un motif de chat.


Une fois l'achat réglé on l'a remerciée en japonais comme à notre habitude depuis le début du voyage et voyant que l'on faisait l'effort de parler japonais elle nous a expliqué dans un anglais approximatif qu'elle fabriquait elle-même des tampons encreurs dont elle imprimait les motifs sur des feuilles de papier de riz fabriqué par elle également.

Nous lui avons alors dit que nous avions remarqué que c'était fait main et que justement cet aspect artisanal et la délicatesse de son ouvrage nous plaisait beaucoup.
Cela lui a fait très plaisir, elle nous a alors demandé d'où l'on venait, je lui ai répondu e, japonais que nous étions français, elle m'a alors demandé si je parlais japonais, je lui ai répondu "un peu", toujours en japonais, et elle m'a dit que j'avais une excellente prononciation ce qui m'a fait rougir.
Je lui ai dit que je connaissais surtout du vocabulaire mais que je savais à peine faire des phrases et que je ne savais pas conjuguer les verbes, elle a bien compris mes explications et m'a encore complimenté sur mon accent puis on s'est remercié plein de fois comme toujours avec force sourires et ensuite nous avons repris notre visite.

Un arbre au tronc torsadé a attiré mon regard un moment.


Je me suis amusée un moment à photographier les jeux du soleil à travers les feuilles d'un momiji doré magnifique.








Nous avons fini la visite par quelques pas dans le sous-bois où se trouvait une échoppe de création artisanale d'objets en bois, mais je n'ai pas voulu prendre de photo car le monsieur travaillait dans son atelier et je ne voulais pas paraître impolie.


J'avais du mal à me résigner à quitter le village, j'ai refait un tour vers le lac pour le contempler une dernière fois, le soleil baissant de plus en plus comme pour m'aider à partir sans regrets.


Et pour finir de décrire cette visite, je voudrais montrer une fois de plus le sens du service japonais avec un aperçu de ce qui est mis à disposition gratuitement pour les visiteurs: on peut apercevoir sur la photo des chaises roulantes ainsi que des poussettes et pour les non anglophones l'affichette qui suit propose des chaises roulantes électriques et non électriques, des poussettes, des bottes de pluie, des parapluies et des bâtons de marche.




Une fois sortis du village nous avons rejoint notre arrêt de bus et en l'attendant nous avons pu contempler pu longuement les alentours, la région est vraiment magnifique.




Comme il commençait à faire plus froid et qu'avec mon rhume j'étais plus fatiguée que la normale, j'ai repéré un distributeur de boissons chaudes à l'arrêt de bus et je me suis dit que j'allais tester une cannette de soupe à base de haricots rouges vu que j'adore ça.


Mais en cannette ET chaud la texture était très surprenante et heu pas vraiment ce à quoi je m'attendais :p


Mais le froid m'a motivé à boire la cannette, chaleur plus sucre cela m'a redonné un peu d'énergie donc j'ai validé la boisson.


De retour à Takayama, nous avons décidé de continuer de profiter de la journée jusqu'aux derniers rayons du soleil et nous avons repris notre exploration de la ville, choisissant une autre partie que nous n'avions pas encore visitée.

Là encore ce fut une heureuse découverte avec des rues agréables et calmes, de jolies maisons et de magnifiques arbres, qu'ils soient au couleurs de l'automne ou non.












Nous avons à nouveau traversé la rivière Miyagawa mais sur un autre pont et les alentours étaient vraiment magnifiques à cet endroit là *o*
















Nous sommes arrivés ensuite dans le quartier de Sanmaji Suji avec ses nombreuses échoppes à l'architecture en bois très ancienne, tout en bois sombre et typiques du Japon comme nous en avions vues à Kyoto.
Il y avait alors plus de monde (même si ce n'est pas flagrant sur les photos), venu flâner devant les boutiques recelant là encore de l'artisanat délicat mais aussi de nombreuses spécialités locales dans tout autant de petits restaurants/snacks/stands.






Nous avons testé des glaces aux parfums "locaux", raisin pour moi et mangue pour Antoine, celle au raisin était plutôt surprenante, le raisin japonais n'ayant pas du tout le même goût que le notre.


La majeure partie des personnes que nous avons croisées dans les rues commerçantes étaient en train de grignoter au choix dangos, takoyakis, galettes, glaces, crêpes et il y avait des odeurs très appétissantes qui parfumaient la rue.


Le soleil ayant finalement disparu derrière les montagnes et la fraicheur du soir devant bien trop fraîche, nous sommes retournés à notre hôtel pour nous reposer un peu et en chemin on a croisé un stand de takoyaki...évidemment on a pas résisté et on en a dégusté une barquette bien au chaud dans notre chambre d'hôtel douillette en savourant en plus un bon thé vert grâce à la bouilloire fournie.


Malgré la nuit tombante il était encore tôt et vers 18h nous sommes ressortis pour faire un repas plus consistant (n'oublions pas que nous étions venus en partie pour manger :p) et au hasard d'une petite rue avec l'aide du fameux plan des restaurants, nous avons choisi un tout petit restaurant de ramen pour avoir quelque chose de chaud et copieux.
Nous étions les seuls clients du resto tenu par un monsieur pas très causant/souriant (mais néanmoins très gentil), qui regardait un match de baseball à la télé.
Les ramen n'étaient pas exceptionnels mais ça nous a fait du bien et une fois calés nous sommes rentrés pour de bon à l'hôtel et j'ai achevé de me réchauffer avec une bonne douche chaude avant de savourer le confort moelleux de mon futon pour notre deuxième et dernière nuit à Takayama.

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